Longtemps pénalisée par le célèbre Korea Discount, la Bourse sud-coréenne a connu une spectaculaire revalorisation portée à la fois par les réformes de gouvernance engagées par le président Lee Jae-myung et par l’explosion de la demande liée à l’intelligence artificielle. Mais derrière la forte hausse du KOSPI se cachent une concentration extrême sur quelques valeurs technologiques et plusieurs risques encore largement sous-estimés par les investisseurs. Alors, la Corée du Sud représente-t-elle encore une opportunité pour 2026 ou une partie du potentiel est-elle déjà dans les cours ?
La Corée du Sud, nouveau grand sujet d’allocation pour 2026
La Corée du Sud est devenue l’un des marchés dont tout le monde parle ces derniers mois. Elle pose une vraie question d’allocation pour 2026, car en l’espace d’à peine dix-huit mois, le pays est passé d’une situation extrême à une autre.
Il y a encore peu, le marché sud-coréen restait marqué par une déclaration de loi martiale du président Yoon, une crise institutionnelle majeure, six mois de chaos politique, un président finalement démis et un marché décoté depuis vingt ans. C’est ce que l’on appelle le fameux Korea Discount.
Dix-huit mois plus tard, le tableau a complètement changé. L’élection de Lee Jae-myung en juin 2025 a ouvert une nouvelle séquence. Le nouveau président a fait de la revalorisation de la Bourse coréenne un objectif politique. Des réformes de gouvernance ont été votées coup sur coup à l’été 2025. Le KOSPI a gagné un peu plus de 80 % sur l’année 2025 et a continué de monter début 2026.
Surtout, deux valeurs, Samsung Electronics et SK Hynix, sont devenues des stars mondiales sur la thématique de la mémoire HBM, au cœur de la révolution de l’intelligence artificielle.
La question est donc simple : la Corée du Sud est-elle l’un des marchés les plus intéressants pour 2026 ? Sommes-nous face à ce fameux « moment Japon-coréen » dont tout le monde parle ? Ou arrive-t-on un peu après la bataille, à un moment où le consensus est déjà devenu très, voire trop favorable, et où les actions ont déjà beaucoup monté ?
La réponse est moins binaire qu’il n’y paraît. Car lorsque l’on regarde dans le détail ce qui se joue en Corée, deux histoires très différentes se superposent. Toute la difficulté pour l’investisseur consiste à ne pas les confondre.
Le Korea Discount, point de départ de toute l’histoire
Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui, il faut revenir sur le Korea Discount. Ce phénomène désigne le fait que, historiquement, les sociétés coréennes cotent beaucoup moins cher que leurs équivalents mondiaux à fondamentaux comparables.
Selon les périodes et les estimations, cette décote pourrait aller de 30 à 50 %. Elle a longtemps pesé sur le marché coréen.
La question est donc de savoir pourquoi un pays aussi avancé technologiquement, avec des champions mondiaux comme Samsung et Hyundai, et une économie sophistiquée, est valorisé moins cher que les autres.
La réponse tient en grande partie à la gouvernance. Le marché coréen est marqué par le poids des chaebols, ces grands conglomérats familiaux, par les conflits d’intérêts entre actionnaires majoritaires et minoritaires, par des structures de holdings opaques et des participations croisées. Historiquement, les intérêts des actionnaires minoritaires n’étaient pas au cœur des décisions.
Le point de départ est donc clair : la Corée du Sud est un marché structurellement décoté pour des raisons de gouvernance.
De la loi martiale au retournement politique
Fin 2024, la situation se dégrade brutalement. Le président Yoon Suk Yeol décrète la loi martiale en pleine nuit, le 3 décembre 2024. La déclaration est retirée en quelques heures sous la pression du Parlement, mais le mal est fait.
Le choc est majeur pour les marchés. La Corée traverse alors sa pire crise constitutionnelle depuis des décennies. S’ensuivent six mois de chaos politique, une procédure de destitution, un président déchu et une économie qui ralentit.
À ce moment-là, plus personne ne voulait jouer la Corée. On aurait pu penser que le Korea Discount était reparti pour vingt ans.
Mais en juin 2025, l’élection anticipée débouche sur la victoire de Lee Jae-myung, le candidat du Parti démocrate. C’est là que la situation devient intéressante.
Lee Jae-Myung présente deux particularités. La première est son positionnement : il arrive avec une plateforme centriste, très orientée vers la stabilisation de l’économie, ce qui rassure immédiatement les marchés. La seconde est plus personnelle : il connaît le sujet des marchés actions. Ancien investisseur, il a fait de la protection des petits porteurs et de la fin du Korea Discount l’un des axes centraux de sa campagne.
Il fait donc de la revalorisation du marché coréen un objectif politique central. Dès la campagne, il fixe un cap concret : faire entrer la Corée dans l’ère du KOSPI 5000. À ce moment-là, l’indice évolue plutôt autour de 2700 à 2800 points. Lee ne parle donc pas simplement de soutenir le marché. Il met sur la table une ambition de quasi-doublement de la Bourse coréenne pendant son mandat.
Il va même plus loin. Symboliquement, quelques jours avant l’élection, il achète lui-même environ 40 millions de won, soit autour de 27 000 dollars d’ETF d’action coréenne, et s’engage à continuer d’investir chaque mois pendant cinq ans.
Le signal politique est fort. Il veut montrer que la revalorisation du marché coréen n’est pas seulement un slogan de campagne, mais un objectif assumé de sa politique économique.
Une réforme juridique qui change les règles du jeu
Une promesse politique ne fait pas un marché. Ce qui a vraiment changé la donne, c’est ce qui s’est passé ensuite dans le droit, dans les textes votés et dans les règles applicables aux sociétés cotées.
Le premier moteur vient donc du droit. Le 3 juillet 2025, à peine un mois après l’arrivée de Lee Jae-myung au pouvoir, le Parlement coréen vote une révision majeure du Commercial Act, l’équivalent du droit des sociétés.
Désormais, la loi formalise le devoir fiduciaire des administrateurs envers l’ensemble des actionnaires, brisant l’alignement historique sur les seuls intérêts des chaebols.
Cette évolution peut sembler technique, mais elle constitue une vraie révolution pour le marché coréen. Elle signifie que, dans toutes les opérations qui ont historiquement nourri le Korea Discount – fusions entre sociétés du même groupe, scissions, spin-offs, opérations entre parties liées – les administrateurs sont désormais juridiquement tenus de traiter équitablement tous les actionnaires, notamment les minoritaires.
Cela change profondément les règles du jeu.
Le Parlement ne s’est pas arrêté là. Fin août 2025, une deuxième vague de réformes est engagée, avec notamment l’extension de la règle des 3 %.
Cette règle prévoit que, lorsqu’une entreprise élit les membres de son comité d’audit, les grands actionnaires ne peuvent pas utiliser tout leur poids habituel. Même s’ils possèdent beaucoup plus que 3 % du capital, leur droit de vote est plafonné à 3 % pour ce type de nomination.
Auparavant, cette règle ne s’appliquait que partiellement. Elle s’applique désormais à toutes les nominations au comité d’audit. Cela signifie que les chaebols ne peuvent plus garnir aussi facilement leur comité d’audit avec des personnes trop alignées sur leurs intérêts.
À cela s’ajoutent deux autres mesures importantes : le vote cumulatif, qui permet aux actionnaires minoritaires de concentrer leurs voix sur un candidat pour augmenter leurs chances de faire entrer quelqu’un au conseil, et le renforcement des administrateurs indépendants, qui devront représenter au moins un tiers du conseil d’administration.
En parallèle, la Corée relance le programme Corporate Value Up, la version coréenne du programme japonais de revalorisation. Celui-ci s’inscrit dans la logique des réformes engagées au Japon depuis 2023, sous l’impulsion de la Bourse de Tokyo et des autorités japonaises, pour pousser les entreprises cotées à améliorer leur valorisation boursière et leur gouvernance.
Un parallèle avec le Japon, mais une méthode différente
Le point essentiel est de comprendre pourquoi ces réformes comptent vraiment pour la valorisation à long terme. Il ne s’agit pas seulement d’un slogan politique, mais de droit positif. Ce cadre juridique nouveau rend les opérations dilutives pour les minoritaires plus risquées juridiquement pour les dirigeants.
Structurellement, cela réduit donc l’une des causes les plus profondes du Korea Discount.
Mais ce type de transformation prend du temps à se refléter dans les cours. La confiance d’un marché ne se construit pas en six mois. Elle se construit sur trois, quatre, cinq ans, voire davantage.
C’est précisément là que le parallèle avec le Japon devient intéressant, avec une nuance fondamentale.
Au Japon, le Tokyo Stock Exchange a surtout fonctionné par pression de marché. Il a demandé aux sociétés cotées, notamment celles valorisées sous leur valeur comptable, de publier des plans d’amélioration du capital, de dialoguer avec les investisseurs et d’expliquer ce qu’elles comptaient faire pour mieux valoriser leurs actions.
En Corée, la logique est différente : elle passe par la loi. La réforme du Commercial Act impose directement de nouvelles obligations aux administrateurs, renforce les droits des minoritaires et limite le pouvoir des grands actionnaires sur certains votes clés.
La comparaison avec le Japon est donc pertinente, mais la méthode n’est pas la même. Le Japon repose sur une pression de marché organisée par la Bourse. La Corée adopte une réforme politique et juridique beaucoup plus contraignante.
Autre nuance importante : au Japon, le mouvement s’est joué sur trois ou quatre ans, de manière diffuse, sur une base large de plusieurs centaines de sociétés. En Corée, le mouvement est beaucoup plus rapide, beaucoup plus concentré sectoriellement.
Et c’est là que le sujet devient plus problématique pour l’investisseur : une bonne partie de cette revalorisation est déjà dans les cours.
Sur le volet de la gouvernance, la Corée connaît donc un vrai tournant structurel. Mais ce moteur est lent, il agit sur plusieurs années et ne suffit pas à expliquer l’ampleur du rallye observé en 2025.
Le KOSPI, un indice très concentré
Ce qui a porté le rallye est en partie autre chose. Il faut donc faire très attention à ce que l’on regarde lorsque l’on regarde le KOSPI.
En pratique, cet indice n’est pas un indice pays classique. Il ne reflète pas l’économie coréenne dans son ensemble. Il est ultra-concentré sur deux valeurs : Samsung Electronics et SK Hynix. À elles seules, elles représentent autour de 47 % de la capitalisation de l’indice.
Quand on dit que le KOSPI a progressé de plus de 80 % en 2025, on dit en réalité que Samsung Electronics et SK Hynix ont réalisé des performances exceptionnelles.
Dans le détail, Samsung a gagné plus de 103 % en 2025, tandis que SK Hynix a progressé de 217 % sur la même période.
Le KOSPI dépend donc très largement de deux valeurs technologiques et, plus précisément encore, de la dynamique de la mémoire à haute bande passante, la HBM.
La HBM, cœur du rallye coréen
La HBM est une mémoire très haut débit placée au plus près des processeurs d’intelligence artificielle, notamment les GPU de Nvidia, afin de leur fournir les données assez vite pendant l’entraînement et l’inférence des modèles.
Elle est devenue l’un des plus gros goulots d’étranglement de l’intelligence artificielle. Un GPU, aussi puissant soit-il, ne vaut que s’il reçoit les données assez vite. Sans HBM en quantité suffisante, la puce passe plus de temps à attendre qu’à calculer, et une partie de sa puissance théorique reste inutilisée.
Le marché de la HBM est extrêmement concentré, avec essentiellement trois acteurs : SK Hynix, Samsung et Micron. Dans ce trio, SK Hynix est devenu le fournisseur dominant de HBM pour les accélérateurs d’intelligence artificielle de Nvidia, ce qui a complètement transformé son profil de marge.
La capacité serait déjà largement vendue pour 2026, avec une tension de l’offre qui pourrait se prolonger en 2027, voire 2028.
Les marchés ont intégré cette réalité, et ils l’ont intégrée très vite. Au printemps 2026, le PER de SK Hynix, calculé sur les bénéfices attendus, a dépassé celui de Samsung Electronics pour la première fois de son histoire. C’est un événement : une société historiquement numéro deux derrière Samsung cote désormais plus cher, parce que le marché valorise sa position dominante sur la HBM.
Le KOSPI, dans son ensemble, a continué de monter début 2026, atteignant des niveaux records autour de 7800 points en mai.
La question n’est donc plus de savoir si la HBM est un bon marché. La réponse est manifestement oui. La vraie question consiste à savoir quelle part de cette croissance future est déjà intégrée dans les prix.
Une croissance surtout portée par les prix
Un point important doit être gardé en tête. Lorsque l’on regarde le détail des résultats de SK Hynix ou de Samsung sur la mémoire liée à l’intelligence artificielle, la croissance est aujourd’hui davantage une croissance en valeur qu’une croissance en volume.
Les volumes augmentent, certes. Mais ce qui fait l’essentiel de la performance, c’est la hausse des prix de la HBM.
Ce signal ne doit pas être négligé. Les croissances en valeur finissent mécaniquement par buter sur la demande à un moment donné.
SK Hynix lui-même, dans son agenda 2026, a identifié trois risques majeurs. Le premier est précisément le risque de correction des prix HBM après 2026, à mesure que la concurrence s’intensifie et que les capacités s’élargissent.
Samsung est en train de redevenir très compétitive dans les mémoires HBM4, composants essentiels pour les puces d’intelligence artificielle. En parallèle, de grands groupes comme Google ou Amazon développent leurs propres puces sur mesure afin de moins dépendre des fournisseurs traditionnels comme Nvidia.
Aujourd’hui, la demande permet aux fabricants de vendre très cher et de dégager des marges très élevées. Mais si la concurrence augmente et que les grands clients deviennent plus autonomes, les prix pourraient baisser et les profits du secteur être mis sous pression.
C’est là que la concentration de l’indice devient un vrai problème. Si 45 à 50 % du KOSPI dépend de deux valeurs, et que ces deux valeurs dépendent essentiellement du cycle HBM, toute déception sur ce cycle risque de se traduire par une correction massive de l’indice.
Le marché en a déjà eu un avant-goût en mars, avec un KOSPI qui a perdu plus de 12 % en une seule journée sur fond de tensions géopolitiques.
Le risque est donc bien présent, et il ne semble pas parfaitement intégré dans les valorisations actuelles.
Quatre risques à ne pas sous-estimer
Le premier risque est probablement le plus paradoxal : le risque politique.
Lee Jae-myung est à la fois celui qui pousse les réformes pro-actionnaires, celui qui veut réduire le Korea Discount et celui qui a fait monter le marché. Mais il est aussi le président d’une administration qui, à plusieurs reprises ces derniers mois, a évoqué l’idée d’une redistribution des profits de l’intelligence artificielle.
Cette idée a déjà eu un impact concret sur le marché. Le KOSPI a corrigé lorsqu’un haut responsable a évoqué publiquement cette piste. Cela révèle une tension fondamentale au cœur de la politique économique coréenne.
La même administration qui veut revaloriser le marché pourrait être tentée, si la concentration des profits sur SK Hynix et Samsung devient trop visible et trop politiquement embarrassante, d’instaurer une fiscalité spécifique ou un mécanisme de partage de la valeur.
Ce n’est pas le scénario central, mais c’est un risque à avoir en tête. Le marché n’aime pas ce type de signaux.
Le deuxième risque est la résistance des chaebols. Les grandes familles qui contrôlent les conglomérats n’acceptent pas passivement la modification du code commercial. On observe des contestations juridiques, du lobbying intense et des recherches de mécanismes de contournement.
Le droit est clair, mais son application pourrait être plus lente et plus heurtée que ce que beaucoup d’investisseurs étrangers imaginent.
Le moteur structurel lié à la gouvernance est réel, mais il va se déployer dans un environnement de friction permanente. Il faut donc probablement recalibrer les attentes à la baisse sur la vitesse de revalorisation.
Le troisième risque est géopolitique. Il est souvent oublié lorsque le marché monte. La Corée du Sud partage une frontière avec la Corée du Nord. La Chine est son premier partenaire commercial historique. Dans le même temps, elle est un allié militaire des États-Unis.
Cette situation inconfortable expose facilement la Corée du Sud à de potentielles turbulences.
À cela s’ajoute le risque de change. La Corée est une économie exportatrice, corrélée à la demande mondiale pour la tech.
Le quatrième risque est cyclique. En phase d’expansion, les flux d’exportation et les achats d’actions soutiennent la devise. Mais si le cycle se retourne, le ralentissement économique et les sorties de capitaux étrangers risquent de déclencher une dépréciation du won.
Pour un investisseur européen, cela se traduit par un double effet de ciseau : une baisse de valeur des actions sur le KOSPI, doublée d’une perte de change.
Historiquement, le marché coréen est l’un des marchés les plus cycliques du monde émergent, en raison de son exposition aux exportations, aux semi-conducteurs et aux cycles de la mémoire. Lorsque le cycle de la mémoire est porteur, comme aujourd’hui, les performances peuvent être extraordinaires. Mais lorsque le cycle se retourne, la correction est brutale.
On parle historiquement de corrections de l’ordre de 20 à 50 %. Or les ratios de valorisation actuels, même s’ils paraissent raisonnables en absolu, intègrent vraisemblablement l’hypothèse d’un cycle qui se poursuit.
Deux histoires à ne pas confondre
Pour 2026, la Corée du Sud repose donc sur deux histoires qui se superposent et qu’il ne faut surtout pas confondre.
La première est une histoire de fond. Elle concerne la réforme du code commercial, le devoir fiduciaire envers les actionnaires, la règle des 3 %, le programme Value Up et, plus largement, tout ce qui touche à la gouvernance et à la réduction du Korea Discount.
Cette histoire est réelle. Elle est puissante, structurante, et peut effectivement porter le marché coréen sur plusieurs années, à condition d’accepter qu’elle se déploie lentement, dans la friction, avec des contestations, des recours et des contournements.
C’est un peu le modèle japonais, mais dans une version plus conflictuelle.
La deuxième histoire est cyclique. C’est celle qui a porté l’essentiel du rallye actuel. Elle repose sur le cycle HBM, la position dominante de SK Hynix chez Nvidia et l’effet intelligence artificielle.
Mais cette histoire est déjà très largement dans les cours. SK Hynix a dépassé Samsung en valorisation, le KOSPI a atteint des niveaux records, la croissance est portée davantage par les prix que par les volumes, et SK Hynix lui-même prévient d’un risque de correction des prix HBM après 2026.
Ce que l’investisseur achète vraiment avec la Corée
Le marché coréen est intéressant et connaît une vraie transformation de fond. Mais lorsqu’un investisseur achète le KOSPI, un ETF Corée ou un fonds Corée, il achète à environ 40 à 50 % deux valeurs technologiques liées à la mémoire IA.
Il n’achète donc pas seulement la Corée. Il achète d’abord de la tech, de manière ultra concentrée.
S’il détient déjà Nvidia, Micron ou de la tech américaine en portefeuille, son exposition réelle au cycle de la mémoire est probablement plus élevée qu’il ne le pense.
La question devient alors moins une question de qualité du marché coréen qu’une question d’allocation.
La Corée du Sud présente de nombreux éléments structurels positifs, mais aussi un cycle déjà très avancé et une concentration qui crée un risque important. Sur ce type de marché, il faut être sélectif et savoir précisément ce que l’on achète quand on achète.

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